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Arrivée d’un berger sur trois entités du site

Arrivée d’un berger sur trois entités du site

Début avril, un troupeau de moutons et leur berger sont arrivés sur des pelouses calcaires non utilisées depuis de nombreuses années. Leur mission : restaurer les pelouses !

En effet, ces parcelles communales ont été abandonnées pour diverses raisons : elles sont difficiles d’accès, souvent sans point d’eau ni clôtures et leur végétation naturelle est peu abondante (mais nutritive pour les races ovines rustiques). Bref, elles ne sont pas adaptées au pâturage classique de la région.

 Le Plebejus argus, papillon lié aux milieux secs

Depuis les années 1910, les pelouses calcaires auraient régressé de plus de 80 % : non adaptées aux pratiques modernes intensives, elles ont été abandonnées ou converties en cultures (peu productives). Or, leur flore spécifique en fait justement une richesse pour la biodiversité. Certaines espèces animales spécifiques sont liées à cette flore particulière (oiseaux, papillons, reptiles…). Tout cet écosystème est aujourd’hui une priorité, notamment dans le cadre de Natura 2000.

Face à ce constat, par le biais de l’animation Natura 2000, s’est mis en place un pâturage par un berger éleveur de brebis rustiques sur trois entités du site : La pelouse de Saules (commune de Saules), Le Mont Saint Roch (communes de Burnand et Saint-Gengoux-le-National), et La Roche (commune de Culles les Roches).

 

Comment ça marche ?

Un bail a été conclu entre le berger et les communes de Burnand, Saint-Gengoux-le-National, Culles les Roches et Saules. Ce bail inclut des clauses environnementales à respecter pour le maintien de la biodiversité.

Sur les entités enfrichées, un broyage partiel de la végétation a été ou sera réalisé pour retrouver des surfaces en herbe. La première année, ces surfaces sont souvent d’aspect choquant, assez lunaire… mais elles vont évoluer pour retrouver de belles pelouses avec une flore typique dans les années qui viennent. C’est un investissement pour l’avenir !

Le but est de retrouver sur les parcelles une composition « idéale » : entre 10 et 30 % de buissons et arbres, et entre 90 et 70 % de pelouse.

L’évolution de la végétation sera suivie par la chargée de mission pour adapter au besoin les pratiques de restauration ou de pâturage.

 

Le pâturage

Le pâturage sera réalisé par des brebis rustiques de race raïole. En plus d’être originales avec leurs cornes, elles ont la particularité de consommer beaucoup de végétaux ligneux, ce qui est intéressant pour la restauration du milieu.

Elles valorisent aussi au mieux les espèces typiques des pelouses, qui sont pour elles plus nourrissantes que l’herbe grasse type Ray Gras.

Le troupeau de brebis raïoles
Le troupeau de brebis raïoles sur la pelouse de Saules

Le pâturage est tournant : les brebis sont nombreuses (entre 200 et 300), mais elles restent peu de temps. Cela permet d’adapter la pression de pâturage au milieu : quand il n’y a plus d’herbe, elles changent de pâture.

Les brebis sont parquées pendant la nuit et lorsque le berger est absent. Le reste du temps, elles sortent régulièrement pour manger, encadrées par le chien de troupeau qui remplace alors les clôtures.

Ce fonctionnement permet d’éviter les soucis de surpâturage et de piétinement qui peuvent exister avec un pâturage classique en Bourgogne, par petits lots d’animaux sur une période assez longue.

Les brebis feront plusieurs passages répartis sur plusieurs semaines par an, selon la ressource en herbe.

Leur présence sera affichée par des panneaux sur site et en mairie. Le troupeau est accompagné par un chien de protection, qui peut réagir s’il pense que ses brebis sont menacées.

Suivez les recommandations suivantes pour éviter tout conflit :

- N’approchez pas le troupeau

- Tenez vos chiens en laisse

- Lorsque les brebis ne sont pas parquées, descendez de vélo et marchez à côté.

Affiche pastoralisme  
Affiche pastoralisme